Je pense à beaucoup de choses. A mon grand-père mort depuis déjà cinq ans mais dont je ne parviens toujours pas à faire le deuil. A mes parents, de moins en moins capable de vivre ensembles. A la rentrée qui approche. A ce stupide devoir d'arts plastiques portant sur le célèbre de Delacroix " La Liberté Guidant Le Peuple " qui me fait me poser beaucoup de questions sur cette notion de liberté. Je pense aussi à ce garçon. A ces sentiments que je ne comprends plus. Au futur ...
Toutes ces pensées m'angoissent. Tout comme cette sinistre saison qu'est l'hiver. Il fait froid. Il fait sombre. Le temps presse ! Je hais l'hiver !
....J' écoute de la musique pour m'apaiser. Je ne supporte plus ces chansons vives et joyeuses, contraires à mon humeur. Je préfère écouter des mélodies plus targiques.
Finalement cela me fait plus de mal qu'autre chose. Ca m'enfonse, accentue ma déprime.
....Je veux virer toutes ces idées noires qui me boure le câne et qui me font bien trop réfléchir. Alors je prends mon stylo et j'écirs sur cette feuille. Je déverse mes peines dans ces quelques lignes. Je ne les expriment non pas avec des gestes ou des larmes mais avec des mots. Je ne veux pas perdre le fil de mes idées, j'écirs tout d'un trait, sans réfélchir.
Vais-je réussir à dormir maintenant que je me sens plus légère ?
J'ai peur !
![« Si vous me regardiez au moment où je vous parle, vous ne verriez rien. Rien d'intéressant.Je suis allongé dans l'herbe, entre un pommier et un buisson. Une maison tout en ardoises est comme posée à côté de moi. Un chat gris court à la poursuite d'une souris invisible. Il n'y a rien de captivant dans le paysage, si ce n'est le silence. Ce silence de campagne, triste, médiocre, qui rend toute chose un peu grave et sinistre. Vous ne tireriez rien du cadre, vous allez vous concentrer sur moi. Rien d'autre à voir pour l'instant. Je suis encore en maillot de bain, je suis encore lisse, encore pur, encore vierge. [ ... ] Allez donc un peu plus loin, ou un peu plus près. Rapprochez-vous de moi. Gros plan sur mon visage. Close-up sur mes yeux. Vous la voyez cette tension dans mon regard, et cette impatience ? Il faut dire que j'ai, dans le cerveau, dans le corp, peut-être même dans le coeur, une bombe à retardement. [ ... ] Nous sommes des millions à avoir une bombe à retardement en nous.Vous l'avez sans doute oublié, mais, comme moi, vous avez un jour pris conscience de votre ennui, et à cet instant, il vous est devenu insupportable.Comme moi, vous avez un jour regardé le ciel, à l' aube du crépuscule, en vous demandant pourquoi les étoiles n'arrivaient pas.Comme moi, vous avez compris que votre vie allait commencer sans que vous n'y puissiez rien.Parce que, comme moi, vous avez eu quatorze ans. »Booston-95Extrait de " Mes illusions donnent sur la cour " de Sacha Sperling.](http://80.img.v4.skyrock.net/802/booston-95/pics/2095430729_small_11.jpg)
